Un film d’animation en « stop motion » avec interprétation LSF et sous-titrage

Depuis quelques semaines, nous avons commencé à fabriquer un film d’animation en stop motion (image par image). Ce film, encore en cours de tournage, sera également interprété en LSF et sous-titré pour permettre la meilleure accessibilité au contenu.

 

Travailler sur le thème de la différence

Il s’agit de réaliser un film à partir de tous les albums de littérature jeunesse étudiés cette année, sur le thème de la différence à partir de la découverte du stéréotype et du contre-stéréotype du loup. L’acceptation de la différence est un compétence à développer dans l’enseignement civique et moral.

Notre pratique quotidienne en coenseignement permet d’améliorer la connaissance du handicap chez les élèves entendants mais un travail spécifique doit être mené. Ce travail sur les stéréotypes, les préjugés nous a semblé intéressant pour amener les élèves vers une meilleure acceptation de la différence.

Mise en oeuvre du film d’animation en « stop motion »

Nous avons passé plusieurs séances à écrire le scénario (qui est également repris pour la réaliser d’une pièce de théâtre). Nous avons fait des exercices spécifiques afin que les élèves s’approprient vraiment les scènes avant d’arriver à la partie technique à proprement parlée.

Une fois par semaine, un groupe d’élèves, chaque fois différent, vient réaliser une scène du film, en venant déplacer les personnages, les éléments de décor… et en capturant les images après chaque déplacement.

Ces séances sont l’occasion in situ d’aborder les notions de perspective, de plans et d’utiliser le vocabulaire approprié à la réalisation d’un film.

Pour la partie technique, nous utilisons un iPhone 4S monté sur un pied d’appareil photo.

L’application iMotion est utilisée pour réaliser les prises de vue. Ce logiciel présente l’énorme avantage d’avoir l’option « pelure d’oignon » qui donne à voir l’image précédente par transparence et ainsi permet de jauger précisément les déplacements des objets dans le plan. Lorsque le film est terminé, il est possible de le regarder avec une vitesse de défilement réglable. Enfin, concernant la sauvegarde, on peut soit exporter le film soit exporter photo par photo. C’est ce dernier choix que nous avons fait pour pouvoir supprimer et recoller certaines séquences de photos. Chaque scène représente environ une centaine de photos.

En parallèle des séances où les élèves filment, nous avons la préparation de la pièce de théâtre qui suit exactement le même scénario. Nous réalisons des prises de son des dialogues et des bruitages qui seront utilisés directement pour le film.

Le montage qui débute seulement est réalisé avec le logiciel Pinacle Studio. Il faut un logiciel assez performant pour pouvoir ajouter les sous-titres et une seconde piste avec l’interprétation LSF ainsi que la piste audio réalisée à partir des voix enregistrées des élèves.

L’accessibilité : un axe essentiel de ce film d’animation

Notre école spécialisée accueille environ 50 enfants sourds et malentendants répartis dans 5 ULIS bilingues et oralisantes, de cycle 2 et de cycle 3.

L’accessibilité nous a semblé naturelle pour que tous les élèves de l’école puissent apprécier le travail de nos élèves. Lorsque l’ensemble des scènes et des dialogues seront enregistrées, nous réaliserons une interprétation en LSF et nous ajouterons en plus un sous-titrage répondant aux normes pour les sourds et les malentendants.

Le résultat final sera présenté à la fête de l’école puis diffusé sur YouTube.

A suivre…

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